« La Petite communiste qui ne souriait jamais » de Lola Lafon

002719158Fascinée par les performances de cette petite gymnaste roumaine lors des JO de Montréal en 1976 qui pulvérisa les notes, l’auteur se lance dans une fiction sur le parcours de cette fillette, son évolution à l’adolescence et sa vie d’adulte. Très vite, nous pouvons nous demander si nous sommes dans un roman ou dans une sorte de biographie de Nadia Comaneci. Entraînée par un homme et une femme venus de Hongrie( ?), Nadia en compagnie d’autres fillettes, va enchaîner les performances ; ces fillettes ont une vie terriblement encadrée dans une école spécialement créée loin de l’insouciance de l’enfance. Elle ne sourit jamais lors des compétitions car tel est don devoir. C’est aussi l’époque de « l’affrontement » Est-Ouest, l’Occident et l’Union Soviétique et ses satellites. L’auteur parle aussi de l’influence des médias qui font l’histoire et l’Histoire avec bien souvent des dégâts collatéraux. Ces fillettes programmées pour gagner participent à toutes les compétitions mais hélas pour elles, ces petites filles grandissent, leurs corps se modifient, avec une prise de poids, une certaine envie de vivre tout en étant dans l’incapacité de savoir qui elle sont en réalité.
Histoire dans le roman ; la Roumanie avec la dictature des Ceaucescu. Cette terrible période dans un pays fermé à l’extérieur et obligé de vivre dans le culte des dictateurs, n’a-t’-elle pas entraîné le problème des roumains dans l’Union Européenne. Bien que ce soit un roman, j’y ai appris (ré-appris) les terribles lois et la vie infligée à ce peuple par le couple Ceaucescu, leur fils et la Securitate.
Nadia Comaneci aura-t’-elle été victime de cette période. A chacun d’interpréter cette vie à travers cette fiction-roman. Elle sera prise en main par le régime : consentante ou obligée ? La narratrice relate dans son roman le récit de ses contacts avec Nadia qui apporte ainsi son point de vue à l’histoire alors qu’elle est exilée depuis 1989 aux Etats-Unis. Pour elle, les médias toujours présentes à l’ouest, est-on vraiment libre de notre vie ? Une autre façon d’être assujettis à un système. Elle corrige un peu les évènements qui ont vu la chute des dictateurs mais elle ne critique pas vraiment son pays.
On rêve, comme à l’époque, des performances de cette prodigieuse fillette qui n’avait pas d’enfance mais dont la vie a changé le monde de la gymnastique.
A lire (malgré un début peut-être un peu difficile) . Je me suis tout au long de ma lecture dans quel univers je me trouvais : roman ou biographie-romancée. Nous y re-vivons toute une période de l’Histoire du XXème siècle.
Elisabeth A

« La Petite communiste qui ne souriait jamais » de Lola Lafon

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