« Confiteor » de Jaume Cabré chez Actes Sud

9782330022266 « Je confesse » en latin… 800 pages… impressionnant… Roman exigeant qui demande ‎concentration et adaptation en raison d’une forme de narration un peu inhabituelle. Il faut se plonger ‎dans ce livre, ne pas le lâcher afin de ne pas se perdre dans cet incroyable récit, ne pas perdre le fil !‎
‎ Déroutant donc : entre le début et la fin d’une phrase, peuvent apparaître des personnages ‎différents, des époques différentes, divers lieux historiques. Ce roman exigeant est donc difficile à ‎résumer mais la lecture est gratifiante, et l’on est happé par cette histoire au fur et à mesure que l’on ‎avance dans le récit.‎
‎ La trame s’articule autour des Confessions (Confiteor) d’un homme Adrià Ardèvol y Bosch et ‎l’histoire de sa famille. Cet homme nous donne ses souvenirs avant que sa mémoire ne disparaisse. ‎Adrià est un enfant solitaire entre un père tyrannique qui veut qu’il apprenne beaucoup de langues ‎‎(dont l’araméen), et une mère sans cœur ou indifférente ; il n’a qu’un seul ami. C’est un garçon ‎brillant, héritier de lourds secrets familiaux qui lui sont révélés au long de l’histoire, héritier des espoirs ‎‎(les langues pour le père, le violon pour la mère), héritier d’un magasin d’antiquités d’une provenance ‎bizarre, héritier d’une pièce rare, un fameux violon Storioni du XVIè siècle, très convoité et important ‎dans l’histoire ;‎
Adrià sera un homme brillant intellectuel, mais toujours solitaire malgré son amour pour SARA, son ‎amitié avec BERNAT ;‎
Nous sommes entrainés par des allers-retours permanents dans l’Histoire : l’Inquisition, le Franquisme, ‎le Nazisme ; dans des lieux différents : l’Italie du XVIIè siècle, la Seconde Guerre Mondiale, le Vatican, ‎l’Université de Tübingen, Barcelone des années 1950, etc… De nombreux personnages au passé ‎sulfureux.‎
‎ Jaume CABRE aborde tous les thèmes : l’art, la connaissance, l’amour, l’amitié, l’appât du gain, l’envie, ‎la violence, la barbarie, le Bien et le Mal, les guerres, les religions.‎
‎ Bousculée d’une époque à l’autre, bousculée par les pensées d’Adrià lui-même rongé par la maladie ‎d’Alzheimer, ce roman fort m’a entraînée dans toutes ces périodes qui apparaissent comme des ‎cycles. ; c’est une lecture difficile certes, mais plus on avance, plus on « est » dans le récit. Je n’aurai ‎pas fait un résumé de ce livre, de ce grand livre mais j’encourage fortement à se plonger dedans pour ‎avoir son propre jugement. Plus j’ai pris de recul, plus j’y ai trouvé de nombreux sujets de réflexion.

par E.S.A

Je suis intéressé par ce livre : je clique ici.

 

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