« Babylone » de Yasmina Reza chez Flammarion

9782081375994Roman multicolore que celui de Yasmina Reza : le noir du policier, le jaune du rire, le bleu de la mélancolie.
Il s’agit d’une fausse enquête policière puisque, dès les premières pages, on sait ce qui s’est passé et qui est le criminel. C’est Jean-Lino, le voisin du dessus. Pourtant, la soirée avait été réussie : Elisabeth, la narratrice, a organisé une petite fête de printemps, une fête qui réunit amis et voisins. Yasmina Reza n’a pas son pareil pour décrire les comportements ou le plus banal des objets d’une plume alerte et vacharde. Et quelle galerie de portraits à la Daumier ! Mais sous le rire affleure la tristesse.
Babylone est d’abord le récit comique d’une soirée, des préparatifs (il manque des chaises, des gobelets en carton ou des verres ? Et celui-là, on l’invite ?)) aux propos qui se relâchent après quelques verres. Des mots qui font rire, des mots qui blessent, des mots qui tuent.
Babylone est aussi le récit de l’exil. L’exil à soi-même : la perte des parents, l’incompréhension entre sœurs, le mari aimant mais indifférent au monde. L’exil de chaque être dans sa solitude qui recherche désespérément l’amour de l’autre.
Les digressions sarcastiques et la dénonciation des concepts creux à la mode donnent un ton alerte au livre et font écran à la profonde mélancolie qui empreigne le livre.
« Aux rives des fleuves de Babylone nous nous sommes assis et nous avons pleuré, nous souvenant de Sion. »

par AG

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