« Babylone » de Yasmina Reza chez Flammarion

9782081375994Un roman noir ? Babylone se lit avec plaisir, mais il m’a laissé un peu sur ma faim, car il y manque un peu de passion. Sans doute, cela ferait une bonne pièce de théâtre, comme le fût « Art » du même auteur. La première partie de présentation traîne un peu : Elizabeth a du mal avec sa soixantaine ; sa vie peu exaltante, malgré un métier intéressant d’ingénieur brevets . Son mari Pierre est calme, ils s’entendent bien et ont un fils. Venant de perdre sa mère, Elizabeth se réfugie dans les regrets et les souvenirs de jeunesse, tel son amour avec lequel elle faisait photos, balades, soirées…

La mélancolie la gagnant, elle décide d’organiser une soirée avec sa sœur, ses amis, ceux de son mari , « une fête de printemps ».  À ce groupe, elle veut associer le couple voisin du dessus qu’elle a connu récemment. Lui a la phobie de l’ascenseur, elle veut garder la ligne … ils se retrouvent donc dans l’escalier !

Jean-Lino est italien, juif, exilé à la recherche de ses origines, exilé donc tels les Hébreux de BABYLONE. Elizabeth a suivi Jean-Lino aux courses ; il lui a présenté  Lydie, chanteuse de cabaret, qu’il a épousée. Il a aussi un chat difficile qu’il aime particulièrement ! Ce Jean-Lino essaye, sans succès, de se faire aimer du petit-fils de Lydie, un gamin odieux. Il se confie à Elizabeth lors de leurs rencontres dans l’escalier.

Puis nous voici à la soirée. Tout d’abord, l’organisation… le déroulement sans encombres… Jean-Lino aura même un certain succès, en se moquant de sa femme « qui ne mange que des poulets perchant »…Bref, une soirée classique, malgré le mélange des invités. Elizabeth et Pierre décident de se coucher sans ranger après le départ des invités.

Première partie un peu longue et d’un intérêt moyen pour moi.

Mais deuxième partie…. Un coup de sonnette à leur porte et c’est Jean-Lino qui leur annonce qu’il vient d’étrangler sa femme. Lydie n’a pas apprécié d’être moquée par son mari  et dans leurs échanges, de colère, elle a envoyé un violent coup de pied à Edouardo, ce chat malade qui ne comprend que l’italien… Dans un premier temps, Pierre conseille à Jean-Lino de se rendre à la police, puis il se couche.  Elizabeth va se laisser entraîner : elle écoute Jean-Lino qui veut se débarrasser du corps…. Comment ?  Elizabeth va proposer une grande valise rouge (qui se trouve dans sa cave..) ; il leur faut ensuite descendre cette valise pour la mettre dans la voiture de Jean-Lino ; il leur faut prendre l’escalier… et là rencontre avec une jeune femme de l’immeuble… panique… des tribulations invraisemblable.

Puis troisième partie : face à la police et la justice. Elizabeth convaincra Jean-Lino de la version à tenir afin de la disculper de toute implication de sa part…Elizabeth tient à reprendre le cours calme de sa vie, entre mari et travail ; l’auteur veut-elle nous montrer que dans la société bourgeoise, il faut garder les apparences ?

Un livre qui se lit facilement, qui distrait mais pour moi un peu superficiel.

Par E.S.A.

Je intéressé(e) par ce livre : je clique ici

 

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s