« Douleur » de Zeruya Shalev chez Gallimard

Douleur ! Douleurs ! Un récit dense qui se déroule sur quelques semaines dans Jérusalem et la vie d’une femme de 40 ans Iris. Iris est mariée, deux enfants ; son mariage avec Micky joueur d’échecs jusqu’à l’obsession, « bat de l’aile ». Elle est directrice respectée d’une école réputée. Les deux enfants : Alma a quitté la maison ; le manque de dialogue avec les parents surtout la mère est évident. Omer est adolescent… le tout dans le contexte de la vie en Israël ; de nombreux thèmes y sont abordés : attentats, famille, fratrie, éducation, la conscription obligatoire pour les jeunes, la routine, les souvenirs, la jeunesse….


Douleurs … celles d’Iris grièvement blessée lors d’un attentat une dizaine d’années auparavant ; douleurs qui reviennent récurrentes.

Douleur: celle d’Iris enfant qui a perdu son père à la guerre, et dont la vie avec la mère ne fut pas facile.
Douleur: celle d’Iris à 17 ans perdant le grand amour de sa vie, ce garçon qui l’abandonna du jour au lendemain.

Les douleurs physiques reviennent au point que Micky le mari l’emmène consulter des médecins spécialisés dans la douleur. Dans le service, Iris reconnaît Ethan, son amour de jeunesse. Lui aussi… Ils se retrouvent. Ancien amour ? Amour retrouvé ? Sur son portable, Iris dénomme Ethan « Douleur ». La force de cet amour retrouvé la pousse alors dans les bras d’Ethan. Son couple est fragile et Iris semble se laisser submerger par ce grand amour. Iris est prête à tout lâcher pour cette passion revenue, retrouvée. Mais Alma, la fille, part à la dérive; installée à Tel-Aviv et mal entourée. Le sentiment maternel est très fort et Iris veut se conduire en mère raisonnable , prête à tout pour reprendre sa fille. Elle voit aussi pointer le départ à l’armée de son fils… Le mari devient responsable sans la brusquer…. Et ces certitudes de changer de vie vacillent.
L’auteur analyse les non-dits entraînant des malentendus qui peuvent alors changer une vie familiale, une vie personnelle. C’est parfois un peu long, surtout dans la dernière partie du livre ; la fin m’a parue un peu surfaite et conventionnelle. Peut-on penser qu’Iris oublie ainsi son grand amour retrouvé pour sa vie de famille autour du mari, des enfants ? Douleurs physiques, douleur morale… ce personnage féminin m’est apparue plein d’ambivalences.

Par E.S.A.

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