« La disparition de Stephanie Mailer » de Joël Dicker aux éditions Editions de Fallois

Un peu difficile de parler de ce livre sûrement déjà beaucoup lu et dont on a beaucoup parlé : après le Livre des Baltimore, La Vérité sur l’affaire Harry Quebert,  ce 3ème opus était très attendu. Que dire, qu’en ai-je pensé ? Je vais peut-être me faire « mal voir » mais je suis déçue car il m’est apparu moins bon que les précédents.

Pas de problème pour rentrer dans l’histoire (635 pages tout de même..). Au moment de quitter la Police d’Etat (nous sommes une fois de plus aux Etats-Unis, c’est une constance chez Dicker, et je n’ai pas bien assimilé toutes les différences entre leurs types de police), lors de son pot de départ, de congratulations ; Jeff Rosenberg croise une jeune journaliste, Stéphanie Mailer, qui lui propose une rencontre en lui disant qu’il s’est trompé de meurtrier lors d’une enquête en 1994 sur un quadruple meurtre à Orphea (Etat de New-York) : le suspect, condamné et décédé depuis, n’était pas le coupable et elle a des éléments à révéler… Mais voici que cette jeune fille installée à Orphea dans un journal local disparaît et est retrouvée assassinée.

Jeff et son coéquipier de l’époque Derek vont demander à « reprendre le collier » afin d’être chargés d’enquêter sur ce nouveau meurtre tout en reprenant ceux de 1994. L’intrigue est assez bien ficelée, mais parfois difficile à suivre car un peu embrouillée avec tous ces personnages qui se croisent, cachent leurs jeux (ou leurs jeux nous sont cachés); ces fausses pistes et tous ces coupables potentiels à donner le vertige. Et que dire de ces 2 policiers qui n’auraient donc pas bien fait leur boulot il y a 20 ans. Pêle-mêle dans les personnages : un directeur d’un journal new-yorkais lâche, embarqué dans une histoire invraisemblable avec une jeune maîtresse (et là il y aura une petite histoire dans l’histoire à la fin du roman frisant le ridicule..), un critique détestant les auteurs à succès… un metteur en scène déjanté et ex-policier dans cette ville d’Orphea lors de la précédente enquête… l’ado dépressive haïssant ses parents (mais tout finira bien); oui après bien des virages, nous saurons à la fin le pourquoi des problèmes de chacun.

Le livre passe donc par chapitres successifs : 2014, nouvelle enquête, commentaires des policiers, interventions des personnages présents en 1994 qui s’invitent en narrateurs… 1994 toujours les commentaires des policiers et les interventions desdits personnages… des fausses pistes, de nombreux rebondissements, des longueurs, Dicker nous balade beaucoup grâce à une imagination sans limites. Bien sûr, nous connaissons le coupable à la fin, page 630 environ.. et je n’y avais pas du tout pensé, les policiers non plus ! Avec le recul, c’est peut-être « un peu gros ».

L’écriture est, pour moi et pardonnez si je suis snob, un peu simpliste, le vocabulaire étant non pas pauvre mais léger (ainsi l’épouse d’un des personnages, totalement anecdotique mais disant à son mari  je cite « les yeux brillants d’amour, donnons-nous une chance de repartir » !!).

Toutefois, c’est un bon livre de détente; je l’ai lu rapidement, pressée d’en savoir le dénouement. Par temps calme, pluvieux, gris, ensoleillé, à la campagne ou à la plage, on se laisse prendre à la lecture, en se disant  « j’ai lu le dernier Dicker » alors que je ne lis pas du Musso….

Par E.S.A.

Je suis intéressé(e) par ce livre : je clique ici.

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