« Le phare, voyage immobile » de Paolo Rumiz aux éditions Folio

Paolo Rumiz est un poète.
Il part, loin de tout, la-bàs, sur ce petit bout de caillou de 1km de long sur 200 mètres de large au milieu de la Méditerranée. Il s’installe dans un phare entouré des veilleurs avec lesquels il échange des recettes, des découvertes sur la faune et la flore, le ciel, les vents…
Un très beau récit dont voici un extrait :
De même que le vent du nord, le grécale qui souffle du nord-est, vous exalte, il lave l’âme et nettoie les pensées. On le comprend rien qu’à son nom. Mais le levantazzo, ce vent humide et infâme est une lamentation, une migration d’âmes mortes, il vous pousse dans les cavernes inexplorées de votre for intérieur, il vous donne le sentiment de n’être qu’un misérable rien du tout face à l’immensité de la nature. Sur l’île, je me trouve peut-être devant cette chose qu’on cherche à tout prix à nous cacher et qui pourrait nous sauver du naufrage : le sens de la limite. Que cele nous ferait donc du bien, un peu de crainte saine et superstitieuses du courroux de Dieu -ou des Dieux – afin de nous guérir de cette morgue obscène qu’engendre notre conviction d’être sûrs de nous et rassasiés dans un monde empli de vacarme et de démence.
A déguster.

par MAG

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