« Ça raconte Sarah » de Pauline Delabroy-Allard aux éditions de Minuit

Impossible de trouver des mots pour encenser l’écriture de ce roman ; c’est l’histoire d’une passion entre deux femmes, une passion fulgurante, une passion envahissante, une passion ravageuse, une passion qui emporte tout.

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« Sauvage » de Jamey Bradbury aux éditions Gallmeister

Quel livre !!!!

Au fin fond de l’Alaska est née Tracy.

« J’ai toujours su lire dans les pensées des chiens. Mon père dit que c’est dû à la manière dont je suis venue au monde, née sur le seuil de la porte ouverte du chenil »

Elle est née sauvage et est passionnée de chasse, de course dans les bois, de traîneaux à chiens, elle est musher. Son appétit féroce vis-à-vis de la chasse lui fait goûter chaque animal : en buvant un peu de son sang encore tiède, elle absorbe sa pensée et devient renard, écureuil, souris…

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« Animal » de Sandrine Collette aux éditions Denoël

L’histoire commence au Népal où les tigres sont un fléau, dévorant bêtes et humains. La loi les protège.

Malgré tout, Mara pose des collets pour essayer d’améliorer l’ordinaire qui se constitue de racines la plupart du temps ! En relevant ses pièges hors des heures de chasse des mangeurs d’hommes, elle découvre un garçon attaché à un arbre : elle le délivre. Le lendemain, elle trouve une petite fille. Pour les sauver, elle les emmène dans la ville la plus proche, au fin fond du bidonville, pour qu’on ne les retrouve pas. Elle les nomme Nun et Nin.

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« Leçons De La Shoah » de Gérard Rabinovitch aux éditions Canopé

La France n’échappe pas aux vagues actuelles et récurrentes d’antisémitisme en Europe. De 311 en 2017, les actes antisémites ont bondi à 541 en 2018, soit une hausse de 74%. Même la paisible ville de Vannes a vu surgir il y a peu sur l’un de ses murs une inscription haineuse et menaçante d’une rare bassesse et violence à l’encontre de la romancière Christine Angot venue donner une conférence à l’invitation de la ville morbihannaise pour le festival « Les émancipées » en mars dernier. Pourquoi l’antisémitisme garde-t-il autant de vigueur depuis des siècles et en tout lieu de la planète ? Un tout petit livre d’un peu plus de 100 pages, à vocation pédagogique, nous en donne l’explication historique et nous fournit des réponses claires et édifiantes, qu’elles soient religieuses, politiques ou sociales.

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« Léonard de Vinci anatomiste » de Marin Clayton et Ron Philo aux éditions Actes Sud

Il y a cinq cents ans, le 2 mai 1519 précisément, Léonard de Vinci mourait à l’âge de 67 ans au manoir de Cloux, aujourd’hui château du Clos-Lucé à Amboise, dans les bras de François Ier, si l’on en croit la scène de son trépas peinte par le romantique Ingres. Avec lui c’est un immense artiste et homme de science de la Renaissance qui disparaissait. Léonard avait marqué son temps par le génie de sa peinture. Si l’on savait aussi son intérêt profond pour les études scientifiques en matière d’architecture, d’optique, de géologie, de botanique, d’hydrodynamique, connaissait-on, en son temps, avec autant d’évidence, les travaux qu’il développa sur l’anatomie humaine ? A vrai dire, rares étaient ses contemporains qui avaient eu connaissance de ses descriptions détaillées du corps humain. Ce n’est qu’aux XIXe et XXe siècles que l’on s’est penché vraiment sur ses milliers de dessins et de croquis : autant de travaux et de recherches qui ont occupé la dernière décennie de la vie de Léonard, beaucoup plus que ses peintures qu’il se contentait alors de reprendre et retoucher.

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« Vie entre parenthèses » de Antonio Otero Seco aux éditions Folle avoine

Antonio Otero Seco fut un journaliste républicain espagnol, condamné à mort par le régime franquiste à la fin de la guerre civile de 1936-1939, peine commuée en condamnation à 30 ans de prison puis en liberté surveillée avec interdiction d’exercer son activité de journaliste et d’écrivain. Entré en clandestinité, il finira par s’échapper d’Espagne en 1947 pour se retrouver à Paris au sein de l’Association des Journalistes Espagnols exilés. En 1952, don Antonio, comme l’appelleront affectueusement ses collègues enseignants et ses étudiants, sera nommé lecteur d’espagnol à la Faculté des Lettres de Rennes. Il le restera jusqu’à son décès en 1970 sans avoir revu sa chère Espagne, libérée tardivement du franquisme, en 1975. C’est en 1952 également que la revue de Jean-Paul Sartre, Les Temps modernes, publiera son récit intitulé « Dans les prisons d’Espagne et dans la clandestinité ». Un récit qui fait écho à un autre texte, poignant, que viennent de publier les Editions Folle Avoine, dans une belle et inédite traduction d’Albert Bensoussan, son proche et fidèle ami de l’université rennaise, sous le titre de « Vie entre parenthèses ». Lire la suite